Notre Dame de Grasse
Toulouse
Et parfois,
Quand les mots ne viennent pas,
Qu’ils soupirent au rebord de tes
lèvres,
Sans que jamais je n’en sente le
souffle,
Et que ton regard se détourne,
De l’empreinte du déni,
Que les rivières s’assèchent,
Que mon cœur se déshydrate,
Et que je me meure,
De cet hiver qui me glace.
De cette porte qui reste à jamais
fermée,
De ton refus de m’aimer,
De ce linceul à l’ombre des cyprès,
Dans lequel tu t’enfermes,
Pour ne pas me regarder.
Me chasser à chaque fois,
Nier mon existence profonde,
L’arbitre de mes choix.
Parce que tout de moi te révulse,
Et te fait horreur,
Me voir partir te libère,
Du poids que je suis pour toi.
La marque de ce passé,
Qui dans mon sang ancré,
Fixe le poids de ta souffrance,
Du déni de moi
C.C.C. © 2006
SGDL 2006.09.0267
Texte déposé par
Claude Chatron Colliet