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Flamenco et Corrida


Ici, il y a le vent qui parcourt la plaine,
Qui lie et qui délie les serments, engendre la haine,
Ici, il y a le vent qui pénètre la chair,
Dévore le cœur de sentiments amers.

Ici, il y a le vent qui hurle et se déchaîne,
Transforme les amants en pauvres âmes ères
Attise le feu brûlant, consume ceux qui espèrent,
Emporte le restant comme feuilles au vent.

Et puis il y a Toi et Moi,
Dansant sur ce feu de joie,
Évitant le souffle ardent,
Comme à la corrida.
Pique banderillas,
Passe, volte et esquive,
Quand je suis dans tes bras,
Le vent ne m’atteint pas.

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Ici, il y a le vent, qui sans arrêt se déchaîne
De souffrance et de joie comme les matadors
Et usent des picadors
Pour tuer toutes les peines.

Et puis il y a Toi et Moi,
Dansant sur ce feu de joie,
Évitant le souffle ardent,
Comme à la corrida.
Pique banderillas,
Passe, volte et esquive,
Quand je suis dans tes bras,
Le vent ne m’atteint pas.

 

 



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C'est sur ce feu brûlant, attisé par le vent,
Que tes yeux envoûtants s'animent du mot amants.
Et que mon port altier dans un passo doble,
Chavire et se laisse emporter.



Ici il y a le vent entre l'amour et la mort,
Ici, il y a le sang qui lie tous les serments,
Et sous l'ardente piqûre du souffle
Qui fouette danseurs et toréadors,
L'amour irradie d'un baiser, la mort qui voulait l'emporter.

C.C.C. © 2006
SGDL N° 26547

 

 

magnifique Claude... magnifique...
que d'images qui affleurent... et ces mots qui effleurent... comme une caresse sur nos mémoires, piquées de banderilles, pansées de rubans rouges, palpitants sous le souffle, crépitants encore...

Écrit par : Camille | 05.09.2006

 
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