Village des Alpes Maritimes
CONTES
Contemple la vallée du haut de son nid d'aigle
Méandre de ruelles en haut des escaliers,
Fleuries, de cascades végétales, et colorées,
De fontaines jaillissantes , et d'êtres aimés.
S'endort des ombres pâles, dans les limbes du passé
S'illumine de jours heureux, et rires d'insouciances,
Dans le dédale des chemins
A l'ombre des canisses,
Cachés sous le pontin,
Le baiser de mon amoureux.
Ravine quand vient l'orage, les multiples ruisseaux
Et du fleuve Paillon, le transforme en torrent,
Sape, pile, concasse, inonde en rageant
Ce que la main de l'homme a bâtit dans son champ.
Du nouveau au vieux,
S'instille aux deux étages,
La peur du sarazin, la peur du lendemain,
Le ravage des feux qui mine les destins.
Et puis il y a la forêt, de pins et d'oliviers,
Les promenades sans fins, du Vignal ombragé,
Où repose dans l'écrin l'amour d'une mère,
Aux senteurs odorantes de mimosas légers.
Et puis il y a toi, dans cette maison rose,
Ombragée de cyprès, aux voiles de tes nimbes,
Aux secrets de mon coeur, pavés de larmes et de sang.
Le parfum des glycines, embaume le soleil levant
Frôle le colophon de rayons vermillons.
Des friselis fumants, au sommet s'évaporent,
Auréolant l'azur cérulé, de sillons multicolores.
A quelques lieues, s'étend, cette Mer si chère, à l'arôme de sel,
Aux fruits des conquérants, aux comptoirs de la Grèce,
Aux frontons de la Rome, et à leurs hypogée,
Qui ont façonné de moi, cet Être en devenir.
Claude Chatron-Colliet
C.C.C. © 2006





