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De l'Esychiasme
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Le Monachisme intériorisé
De l’Esychiasme
Sérénité intérieure. Fondée par les Pères du désert du IVe et Ve siècle l’Esychiasme prend sa source dans les racines orientales de l’élévation psycho Spirituelle. Il se développe plus particulièrement chez les Orthodoxes, et prend son renouveau spirituel dans la Russie du XIXe siècle. Chez les Chrétiens, il s’observe particulièrement comme la règle parfaite chez le clergé Régulier et accentue le clivage avec le clergé Séculier entraînant une « clôture »* entre le monde spirituel et le matérialisme nécessaire à la survie des populations. Du latin Hésychia (tranquillité, paix, silence), les ésychiastes personnes pratiquant l’hésychiasme procèdent à la prière du coeur au nom de Jésus le sauveur. Le cœur est alors représentatif du centre de vie de l’âme, du centre de vie intérieure, de la grâce Divine. Cette respiration de l’âme induit un rayonnement issu de l’union avec Dieu le créateur, dans le silence de la prière, de la méditation que l’on retrouve dans les abbayes, les couvents… Ce recueillement intérieur fait naître le « Soi », s’exprime chez les chrétiens par la prière dans une dynamique de foi, d’espérance et de charité. « Où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » Matthieu 6-21 Pour moi, l’Esychiasme s’exprime dans le recueillement intérieur et non dans le silence. S’il fut longtemps dirigé par la foi, héritage de mon éducation, et de mon placement chez les dominicaines, il n’en reste pas moins tout au long de mon expérience de vie, la coordination de ma pensée, de mes sentiments et de mon action. Cette expérience interne dirige immanquablement vers la philocalie (amour du beau) et la biophilie (amour du vivant). Mais il me plaît plus d’aborder C.Jung dans cette approche de l’Esychiasme : Cette expérience spirituelle passe par des points essentiels : - La prise de conscience - La Connaissance de Soi que Jung appellera l’individuation o La prise de conscience de son corps physique o La prise de conscience de son corps spirituel - La transmission du Savoir La conclusion se démontre ainsi au niveau spirituel, Dieu, n’est pas à l’extérieur de nous, il est en nous. Dieu n’est pas une entité, il est la lumière intérieure. Un seul remède : « Deviens ce que tu es ». Le silence Monacal, me terrorise. J’aime la vie plus que jamais. Je ne sais pas travailler sans musique, sans vie, sans contact aimant. Je dormais chez les bénédictines. Lever 6H00 Prière Toilette et rangement du dortoir 6H15 Messe 6H30 Petit Déjeuner 7H00 Prière Départ à l’école 7H30 Trajet scolaire accompagné par la sœur dans le silence et le recueillement Arrivée chez les Dominicaines 8H00 Journée balisée par la prière horaire avant chaque cours Messe rapide à midi. Retour au pensionnat 17H00 17H3O Étude Prière 18H30 Messe Repas Bénédiction 19H00 20H00 Étude des textes sacrés 21H00 Prière dans la lumière éteinte, la solitude et le froid. Alors j’ai pensé que Dieu n’existait pas. Pas pour moi en tout cas. Et pas de cette façon là. C’est bien plus tard que j’ai découvert C. Jung dont je fais ici l’hommage. Car c’est de lui que j’ai trouvé le chemin de la sérénité intérieure, le plaisir de retourner dans une abbaye pour y contempler l’aboutissement de la prière dans le mystique, l’acte de foi dans la construction de la communauté, dans la règle et le chant qui porte à l’unisson toutes les voix et également la mienne puisque je fus Soprano, la réalisation de l’édifice qui s’élève au-delà du temps et de l’histoire, de contempler les jardin et les enluminures admirative du Savoir et du Savoir faire. Du clergé, je n’avais appris qu'un certain "Savoir Être" confinée dans le moule exilée du temps, le stoïcisme, l’endurance à la souffrance… de lui, je voyais enfin le beau. |
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