Réflexion
La nouvelle écologie dite "deep ecology"
est un mouvement radical qui s'inscrit
de plus en plus dans le paysage
politique.
Venue des États Unis, elle met à bas
l'ancien courant qui plaçait sur un pied
d'égalité toutes les espèces de la
planète, à qui elle reconnaissait les
mêmes droits.
Inspirée de Lovelock la thèse se définit
ainsi: la planète est une entité vivante
dont l'humain n'est qu'un élèment.
Ayant un comportement dit "écologique",
à priori cet élément ne me choque pas,
mais la théorie se radicalise ainsi:
L'homme est un perturbateur, un nuisible
et certains membres "durs" de
l'idéologie tenteraient à vouloir
diminuer le nombre d'êtres humains de
façon drastique.
La Deep ecology s'inscrit donc dans le
cadre d'une rupture totale avec
l'héritage humaniste du siècle des
Lumières. Peu à peu, cette idéologie
s'infiltre au coeur de nos sociétés sous
l'influence de certaines ONG.
J'en prendrais pour exemple le
développement durable. Dont la
définition s'inscrit dans le cadre de la
production de richesses, leur
redistribution afin d'assurer à chacun
des conditions de vie décentes et
équitables; de lutter contre la
pauvreté, et de réduire les facteurs de
violence et d'instabilité politique; de
respecter l'environnement et les
écosystèmes afin de ne pas compromettre
l'avenir; et enfin, d'assurer la
solidarité entre les générations.
Ayant compris les difficultés, à mettre
la totalité des valeurs fondamentales du
développement durable en marche, et
surtout l'intérêt économique et
politique à privilégier une seule de ces
thématiques : la protection de la
planète au détriment de ceux qui y
vivent et développent une économie
locale ancestrale appliquent à la lettre
les préceptes radicaux de la dite thèse.
A bien y regarder, afficher le
développement durable en tant
qu'objectif dénote un désir de
"qualité", une "tendance une certaine "hight
évolution" de la pensée. Passer à la
pratique nécessite des programmes
internationaux, des financements
coûteux, des secteurs ou des zones à
ventiler.
Peu à peu sous l'influence des fonds,
des réseaux, la grande part des
financements suit l'influence de la
politique de Lovelok en privilégiant la
protection de la planète au détriment
des hommes qui y habitent.
Les conventions internationales
déléguées par les ONG mises en place,
disposent de mécanismes d'incitations et
de sanction contre les pays en voie de
développement afin de sanctuariser des
territoires entiers au détriment des
populations en les affamant, détruisant
leur économie locale.
Et parce qu'il existe des contingences
et convergences entre les pays du tiers
monde et l'occident qui pavane
l'étendard du "justicier" alors qu'il
pollue mille fois plus, on assiste au
parcage induits par les ONG (protection,
hygiène assistance) et pratiquées par
les États des populations dites
"natives" (aborigènes, Massaïs..). dont
les occidentaux comme les anciens
coloniaux viennent "mirer" la culture et
les traditions dans des réserves.
Dans ce contexte de radicalisation des
mouvements écologistes on comprend mieux
pourquoi Sylvie Brunel Enseignante à
l'université de Montpellier III auteur
Du Développement durable PuF "Que Sais
Je" déclare:
"Il manque une gouvernance mondiale qui
puisse garantir à chaque être humain, le
droit au revenu minimal, à une
alimentation saine et suffisante, à être
soigné et à recevoir une éducation qui
lui donne les moyens de maîtriser son
destin. C'est vers cet objectif que
doivent tendre toutes les politiques
publiques internationales, parce que le
vrai développement durable suppose
d'abord de garantir des conditions de
vie décentes à l'humanité de demain".
Appliquer les droits de l'homme à la
mondialisation devient une priorité.
C.C.C. © 2006
SGDL N° 2450
Terre :
"Je suis un sauvage et je ne connais pas
d'autre façon de vivre. J'ai vu un
millier de bisons pourrissant sur la
prairie, abandonné par l'homme blanc qui
les avaient abattu d'un train qui
passait.
Je suis un sauvage et ne comprend pas
comment le cheval de fer fumant, peut
être plus important que le bison que
nous tuons pour subsister. Qu'est ce que
l'homme sans bêtes? Si toutes les bêtes
disparaissaient, l'homme mourrait d'une
grande solitude de l'esprit. Car c'est
ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à
l'homme. Toutes les choses se
tiennent ...Vous devez
apprendre à vos enfants que le sol
qu'ils foulent est fait de la cendre de
nos aïeux. Pour qu'ils respectent la
Terre, dites à vos enfants qu'elle est
enrichie par la vie de notre race.
Enseignez à vos enfants ce que nous
avons enseigné aux notres, que la Terre
est notre mère. Tout ce qui arrive à la
terre, arrive aux fils de la terre. Si
les hommes crachent sur le sol, ils
crachent sur eux mêmes. Nous
savons au moins ceci : la terre
n'appartient pas à l'homme, l'homme
appartient à la Terre. Cela nous le
savons. Toutes choses se tiennent comme
le sang qui unit une même famille.
Toutes les choses se tiennent."
Extrait de la réponse du chef indien
Seattle au gouvernement Américain qui
lui proposait en 1854, d'abandonner sa
terre au "Blancs et lui promettait une
"Réserve"
Photo d'un Massaï: African Tour