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Index des questions :

La Garon votre premier Roman va sortir fin novembre 2006, de quoi parle t il exactement ?

Dans ce premier Roman, vous abordez des thèmes extrêmement graves , pourtant la lecture reste légère et facile. Comment avez vous procédé?

Vous parlez de la thématique du Héros ?

Et pour la thématique de l'Étranger ?

Le savoir ?

Est ce une initiation philosophique ?

On dit que votre livre a certaines ressemblances avec des oeuvres de Marcel Pagnol qu'en pensez vous ?

Cette histoire est elle réelle ou imaginaire, puisque c'est sous forme d'invitation que vous amenez le lecteur à vous suivre il y a vingt cinq ans ?

Pourquoi ne citez vous jamais le nom de ce village du début jusqu'à la fin du Roman ?

Ce livre a t il une histoire particulière ?

Un livre qui voulait vivre?

Pour en revenir à Vous, quel est votre parcours exactement ?

Peut on dire aujourd'hui que vous êtes autodidacte?

Et maintenant ?

Dans votre blog, vous vous qualifiez des termes de biophilie et de philocalie, qu'est ce exactement?

Donc vous êtes résolument optimiste?

Dans votre Roman La Garon, le thème du Pardon est largement abordé, qu'en est il exactement et quel message désirez vous faire passer au lecteur ?


La Garon votre premier Roman va sortir fin novembre 2006, de quoi parle t il exactement ?

La Garon est une aventure extraordinaire. C'est avant tout un cri d'Amour et d'Espérance. Au cœur des gigantesques falaises de grès de la Haute Provence, se pique un village entre le ciel et la terre. Le Roman narre l'histoire d'une enfant anorexique à la recherche de la Vérité. Une initiation à la vie.Là bas, tout est en équilibre, le bien, le mal, le non-dit le mensonge, la douleur et la joie, la souffrance et la compassion.Cette rencontre, va faire basculer dans les tréfonds "la bête immonde", l'ogresse, mangeuse d'enfants" afin de laisser place à "l'Amour Universel dont chacun de nous est porteur.

 

Dans ce premier Roman, vous abordez des thèmes extrêmement graves , pourtant la lecture reste légère et facile. Comment avez-vous procédé?

Le regard de l'enfant, c'est un moyen extraordinaire de percevoir le monde des adultes, c'est une façon de se projeter à l'extérieur de l'histoire, de la nourrir avec insouciance et gravité. Ainsi quelques passages sont extrêmement humoristiques d'autres observés en détail comme pour graver dans la mémoire collective certains évènements, le patrimoine, les personnages, les parfums, les formes, les bruits . Les sens sont beaucoup utilisés.

Vous parlez de la thématique du Héros ?

Non, pas seulement, je parle aussi des "victimes de l'alcoolisme", du thème de l'étranger, de la xénophobie,de l'obscurantisme,du rapport entre les pouvoirs, des mécanismes de l'expérimentation médicale dans les camps de concentration, des processus et des procédés qui régissent l'action de l'humain vers "une solution finale ". il ne serait pas facile de lire autant d'horreur s'il n'y avait pas de la dérision et de l'humour. Il y a mille façon de lire ce livre, avec légèreté ou avec profondeur, chacun d'y recueillir ce qu'il est venu y chercher. La thématique du Héros, est extraordinaire, elle m'a toujours fascinée. C'est A. Zahavi, Biologiste de l'Université de Téhéran dans son étude du cratérotope écaillé, qui décrit le mieux la théorie qu'il nomme la "théorie du handicap", selon laquelle un individu, en adoptant certaines stratégies de bravoure, prend des risques qui le mettent en danger, prouve ainsi sa valeur de survie face au groupe. Il devient ainsi un partenaire ou un allié de valeur. Je démontre avec Piétro cette stratégie et je prouve aussi que tout son jugement était basé sur l'illusion de la parure.

L'enfant aussi fait son expérience de héros. Le désir d'être aimé, plus fort que la raison l'emmène à structurer un premier jugement qui l'éloigne de l'obéissance. Elle jouit même de cette révolte par une action interdite. Mais son sens de la réflexion l'emmène à la recherche de la vérité.

Dans la thématique des victimes de l'alcoolisme, je voudrais  envoyer un cri d'espoir. Il y a ceux qui subissent, la famille, les proches. Il faut beaucoup de courage. Bien souvent se sont des gens portés par la honte qui se cachent et qui ont besoin d'une aide toute particulière et d'une écoute pour gérer les crises des malades.

Et puis il y a les malades, les conditions physiques et mentales, l'addiction. L'altération de la vie en société, la solitude, la négation du soi et des autres. A eux aussi l'espoir que tout peut recommencer. Comme à tous ceux qui sont dans la souffrance un message de Carl Jung dans lequel mon livre trouve sa quintessence:  l’Esychiasme :
Cette expérience spirituelle passe par des points essentiels :
- La prise de conscience
- La Connaissance de Soi que Jung appellera l’individuation
- La prise de conscience de son corps physique
- La prise de conscience de son corps spirituel
- La transmission du Savoir

La conclusion se démontre ainsi au niveau spirituel : Dieu n’est pas à l’extérieur de nous, il est en nous. Dieu n’est pas une entité, il est la lumière intérieure.

Un seul remède : « Deviens ce que tu es ».

Et pour la thématique de l'Étranger ?

L'étranger, c'est aussi bien l'enfant que La Garon, l'enfant vient très peu au village, il est seulement en vacances, il est ni d'une famille, ni d'une autre. Il n'a pas d'attache. Il ne se reconnaît nulle part sauf dans le paysage. L'enfant et la Garon sont monstrueux, ils ne sont désirés par personne. Ils étaient voués à la rencontre. Ils sont à la fois diamétralement opposés et similaires, leur douleur n'est pas quantifiable de la même façon mais elle fait mal pareillement. On ne peut pas doser la douleur. Pourtant la leur, est au paroxysme. Ainsi, ils subissent la xénophobie et mettent en valeur l'obscurantisme qu'implique l'action dénuée du Savoir.

Le savoir ?

Oui, le savoir et sa transmission.

La nécessité d'une acculturation. La recherche de la vérité. La transmission des connaissances qui fondent la socialisation,

La capacité de se projeter dans l'avenir qui est un trait distinctif de la pensée humaine, a donné lieu à des niches culturelles. Ces "niches culturelles" font une grande place à la découverte mais aussi à la transmission des savoirs. Savoir faire, Savoir être, Savoir transmettre.

Mais avant de parler d'acculturation, il nous faut comprendre ce qu'est la culture.

Je reprendrai ici la définition du juriste E.B. Tylor. Cette définition m'agrée car elle étend la culture comme la base d'une civilisation: " un ensemble des connaissances, des croyances, des arts, des lois et coutumes acquis par l'homme en tant que membre d'une société".

C'est à cette définition que je me reporte pour étayer la nécessité de l'acculturation : Processus par lequel un individu (ou un groupe) accède et assimile les valeurs du groupe à intégrer.

De Piaget à Vygotski en passant par Bruner, tous ont démontré que l'enfant construit lui même ses connaissances par l'interaction entre son environnement, l'adulte (enseignant ou parent), et sa maturation biologique.
Dès la naissance, il démontre des compétences innées et plus tard des compétences acquises par l'expérience (empirisme).
Il s'auto-évalue et s'auto-régule dans ses connaissances. Il en extrait la "substantifique mœlle" pour replacer une des mes phrases préférées et faire sourire mes enfants.
Il se construit en tant qu'être social appartenant à une collectivité.
Notre rôle d'adulte ou d'enseignant au sens large du mot est un rôle de guide et de transfert de la connaissance afin que le savoir acquis permette à l'apprenant de s'élever au dessus de cette collectivité pour formuler son propre jugement et trouver ainsi la voie nouvelle et la vérité. "Le rôle du maître est de s'abaisser au niveau de l'élève et de le faire progresser au delà de soi" Aristote.

Ce sont bien là les vraies valeurs de la pédagogie

1 Les membres d'une collectivité partagent un patrimoine culturel commun ce qui leur permet d'entretenir des relations sociales.

2
La socialisation ou acculturation désigne les processus par lesquels l'individu intériorise les modèles culturels :
- par mimétisme
- par héritage
- par les savoirs (3 notions)
- par l'entreprise
- par les médias...

Transmettre ces notions c'est favoriser l'intégration, car l'homme privé de vie sociale est incapable d'accéder à la condition humaine (enfant Sauvage), Et mettre en place une transmission dont l'objectif est de réunir les êtres dans un mouvement créateur d'humanité.

*Est-ce une initiation philosophique ?

En quelque sorte, la recherche de la Vérité est prégnante dans tout le Roman.

Par exemple il y a toujours cet équilibre.Prenons le cas du médecin, a priori c'est un homme mauvais. Mais si l'on regarde bien, il est persuadé de travailler pour le bien être de l'humanité. Il choisit ses victimes par attachement, il est bon père de famille et désire être reconnu comme n'importe quel être humain.

L'immonde côtoie la beauté intérieure, des paysages et des personnages.

On dit que votre livre a certaines ressemblances avec des oeuvres de Marcel Pagnol, qu'en pensez vous ?

Écrire des dialogues méditerranéens, ce n'est pas "Écrire du Pagnol". C'est la transcription écrite d'une forme de langage bien particulier. Une information du "soleil". C'est quasiment une signature géographique. Ceci dit, je suis une très grande admiratrice de Marcel Pagnol : j'en ai été imprégnée.


 Cette histoire est-elle réelle ou imaginaire, puisque c'est sous forme d'invitation que vous amenez le lecteur à vous suivre il y a vingt cinq ans ?

C'est sans conteste une histoire semi autobiographique, les paysages et les descriptions sont authentiques. L'histoire de la "Garon" est totalement romancée. Il existe effectivement des grottes dans ce village, mais en aucun cas elles ne sont préhistoriques et ne correspondent à l'endroit indiqué.


Pourquoi ne citez vous jamais le nom de ce village du début jusqu'à la fin du Roman ?

C'est un peu comme un jeu de piste, j'emmène le lecteur à me suivre de différentes manières, je lui fais découvrir le Train des Pignes, les odeurs, les paysages, la sinuosité des roches, les fossiles, la forêt et cette beauté étrange, cet équilibre. Il fait le voyage avec moi vers un village pas comme les autres à découvrir...


Ce livre a-t-il une histoire particulière ?

En  effet, ce livre a une histoire extraordinaire, c'est un livre qui voulait vivre.

Un livre qui voulait vivre?

La Garon a été écrit depuis quelques années déjà, il vivait au fond d'un placard. Je l'avais enfermé tout au fond de moi sans penser qu'il m'avait construite et que nous grandissions ensemble. Ce que j'avais inscrit sur ces pages vivait en moi. Mon entourage qui l'avait lu, mon amie Marie Didelot, ma première lectrice, me poussaient à l'envoyer chez un éditeur au moins pour que je sache si mes écrits en valaient la peine. Il m'a fallu six années avant de prendre la décision de l'envoyer, de m'en séparer. Je vous engage à lire la "Lettre à Sylvie" dans mes archives de blog, qui raconte à une amie cette prise de décision.

J'étais si peu  sûre de ma réussite, que je n'ai fait tirer que huit exemplaires.

En attendant la réponse, je surfais sur le net, lorsque je suis tombée sur le blog de Louis Paul Fallot qui exposait des photos du village telles que je les avais transcrites. Ce fut un moment extraordinaire, une sorte de communion mentale entre son travail, son oeil de photographe et ma démarche d'écrit. Je commençais à le contacter afin de le remercier des émotions ressenties au vu des clichés. Autant vous dire que j'étais particulièrement émue. Je n'attendais pas de réponse puisque je n'avais pas d'idées précises à propos du devenir du manuscrit. Louis Paul m'a répondu, nous avons commencé à dialoguer sur la toile, et petit à petit l'idée a germé. Sans attendre la réponse d'un éditeur, je lui ai envoyé le roman en tant que lecteur. Je pense qu'il était aussi bouleversé que moi en découvrant que le texte se mariait à ses prises de vues. Je lui proposais d'illustrer la couverture et d'accueillir ses photos dans mon livre.

Ainsi, La Garon trouvait son entité complète entre texte et photographies.

Pour en revenir à Vous, quel est votre parcours exactement ?

Je n'ai jamais été une élève brillante. Après avoir passé mon Baccalauréat, Je me suis dirigée vers la Gestion et l'Administration des Entreprises, où je n'ai obtenu qu'un niveau. Je fus maman assez rapidement de mes trois aînés, mais j'avais soif de m'instruire. Je me suis donc inscrite au CNED pour suivre des études de philosophie, et cela m'a apporté un réel bonheur.


Peut-on dire aujourd'hui que vous êtes autodidacte?

Oui, c'est exactement cela. En dehors d'étudier, j'accompagnais mes enfants partout, j'organisais les clubs d'animation à titre bénévole dans les municipalités de mes lieux d'habitation. C'est ainsi que j'organisais et mettais en scène un premier spectacle de mes écrits pour le bicentenaire de la Révolution avec une cinquantaine d'enfants du primaire. J'ai tout organisé de l'écrit au découpage de château dans du carton pâte. Heureusement, des mamans étaient là pour fabriquer les costumes car la couture n'est pas mon fort... J'ai suivi toute la scolarité de mes enfants au travers de clubs d'animation, lecture, pâte à sel, gravure sur verre... J'ai oeuvré dans les collèges, à Berlin, puis à Reims dans un club théâtre où j'ai eu l'opportunité de me voir confier les élèves de la sixième à la troisième désireux d'approfondir non seulement l'art théâtral, mais aussi son historique. Des moments extraordinaires qui se sont soldés par un spectacle. Lorsque tous mes enfants ont été scolarisés, j'ai pris le chemin de l'Armée du Salut comme salariée, recrutée sur mes compétences et mon expérience dans le milieu éducatif, la suppléance familiale, l'animation. J'ai travaillé dans cet endroit avec un plaisir immense dans des structures d'intégration pour enfants en très haute difficulté et en danger. Puis j'ai été recrutée en lycée général où j'ai eu des postes polyvalents comme assistante documentaliste, aide aux devoirs, Gestion de Foyer Socio Éducatif, puis encadrement , accompagnement, médiation des élèves en lycée professionnel.

Tous les enfants et les jeunes que j'ai croisés, m'ont apporté un enrichissement constant, une source d'amour, et une richesse exceptionnelle.

Et maintenant ?

Maintenant, je ne suis plus contrainte à déménager aussi souvent qu'auparavant. Mes aînés sont bien engagés dans leur voies, il est temps que je me consacre à ce que j'aime: l'écriture.

Pour moi écrire, c'est donner un nouveau sens à ma vie.

J'ai souvent transmis aux élèves qui passaient entre mes mains que maîtriser une langue, c'était avant tout savoir produire un discours adapté aux situations dans lesquels il s'inscrit.

Cela implique une compréhension fine des contenus et de l'implicite, de son utilisation, tandis que la parole avant la structure linguistique par l'expression corporelle, la physionomie, les mains : la position du visage, le regard, les gestes, la moue le stress sont autant d'attitudes langagières non orales qui induisent l'implicite et l'action. Ce qui m'intéresse, c'est traduire l'implicite dans l'écrit, jouer avec les mots, cheminer avec le lecteur, le faire réagir comme interlocuteur. C'est ce que je fais dans mon Blog. J'aime avant tout partager ce que j'écris  sans en attendre une quelconque rémunération. C'est pourquoi je cite souvent Gibran Kalil parce que je me sens en totale harmonie avec ses écrits et sa façon de penser.

Dans votre blog, vous vous qualifiez des termes de biophilie et de philocalie, qu'est-ce exactement?

"La Biophilie, c'est l'amour de tout ce qui est vivant", définit le psychanalyste Américain Fromm, et la philocalie, c'est l'amour de tout ce qui est beau.

"Quand vous atteindrez le coeur de la vie, vous trouverez la beauté de toute chose, même dans les yeux aveugles à la beauté"

(Gibran Khalil - "Le sable et l'écume")

C'est ainsi qu'après plusieurs années de stoïcisme, j'entrevois la vie. C'est un message d'espoir.

Donc vous êtes résolument optimiste?

Non, je n'ai pas dit cela, je ne me situe pas comme une adepte de Leipzig, mais plutôt comme un Candide de Voltaire qui après un long voyage, retourne chez lui "cultiver son jardin".

Une paix intérieure, simple et lumineuse qui donne à chaque heure, à chaque chose, à chaque être humain, la valeur de l'unique. Parce que la vie est infiniment belle et qu'il faut la goûter et l'accueillir comme un cadeau merveilleux. Elle nous forme et nous transcende en un être en devenir.

Dans votre Roman La Garon, le thème du Pardon est largement abordé, qu'en est-il exactement et quel message désirez-vous faire passer au lecteur ?

Pour moi, le pardon est un cadeau extraordinaire qu'on fait non seulement à l'autre, mais aussi à soi même.

Il ne signifie pas l'oubli ou la négation mais la prise de conscience de l'acte a été réellement une faute accomplie en toute lucidité. Que la blessure est trop forte pour être pansée par une simple excuse, parce que cette faute est au-delà du justiciable. Elle ne peut être guérie que par la sublimation de la pulsion de justice par un acte d'amour inconditionnel.

Pardonner n'est pas un acte facile, c'est la reconnaissance de sa propre fragilité aimante, un acte de volonté et de profondeur qui brise la dialectique de la violence. Les deux personnages principaux sont acculés par le déchaînement de la violence qu'ils subissent ou ont subi et la "grâce" devient la seule alternative à l'absurde.

La capacité de pardonner est le cheminement du héros à prendre acte de l'action subie pour en faire le moteur auquel il donne un sens profond. Il "habille" l'agresseur du manteau de l'amour et de la tendresse, au-delà des blessures physiques et morales. Il délaisse ainsi le droit à s'accrocher à l'amertume et à la violence, à la colère et au ressentiment qui sont des sentiments qui rongent l'être de l'intérieur. Par le désir de réconciliation, il invite celui qui engendre la douleur à rebâtir une relation au travers de l'amour inconditionnel et l'acceptation de l'imperfection mutuelle.

En fait, c'est la capacité d'aimer qui est restaurée.

Cette transformation du coeur, cette source d'amour qu'est le pardon révèle alors la renaissance et la création.

La renaissance pour les héros mais aussi pour la collectivité qui participe au "Mea Culpa". Rien ne peut réparer l'action délictueuse, car son souvenir ne peut être effacé. Reconnaître ses tords, c'est avouer nos faiblesses et attirer le jugement des autres. Le médecin s'enferme dans cet amour propre qui aboutit à son auto-destruction, tandis que la communauté s'ouvre un espace de liberté. Il faut de l'amour pour reconnaître ses tords, accepter de baisser la garde de son amour propre, savoir se mettre à nu, et devenir humble. La relation se renoue parce que  le village reconnaît la souffrance de l'exclu, la rupture par les préjugés et l'obscurantisme de la relation entretenue au sein de la communauté. Le repas quasi biblique transcende les acteurs et puise dans la symbolique la force de revitaliser et de fortifier le lien qui unit  les créatures imparfaites. Ce en quoi, il exprime dans  la communion, l'alliance, qui unit les êtres entre eux .

Il s'agit de s'ouvrir à l'humanité, à la tolérance, à la bienveillance, à la compassion dans un acte réfléchi, une source d'amour,  conscients de notre finitude et de notre imperfection. C'est le renoncement à l'esprit de puissance, et de vengeance.

Le pardon ne présuppose de rien, il n'exige rien, il a pour source l'Amour incommensurable "une exigence de création dont la forme supérieure est la création de Soi par Soi" Bergson 

C'est un état de Grâce, un cri d'amour et d'espérance.

Je vous remercie de nous avoir présenté La Garon, retrouvons nous sur Samsarah ou la transmigration.

 
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