Correspondance 3 Version imprimable Suggérer par mail

Francine Ruellan nous a écrit  :

" J'ai lu vingt livres édités par des petits éditeurs et en lisant le dernier, celui de Claude, je comprends une chose : on ne trouvera pas chez les éditeurs de renommée autant de diversité, autant de talents confirmés. La maison d'édition classique est une grosse entreprise et investit selon une politique calculée, c'est à dire, la mode, ce qui se vend, l'offre et la demande quoi. Normal, tout à fait normal. Si les médias s'entichent de l'historique du mur de Berlin, on fera du mur de Berlin. Si elles préfèrent s'intéresser à la vache Marguerite, on fera de la vache Marguerite, tiens, qui c'est celle là d'ailleurs ?
J'ai sincèrement aimé dix-huit livres parmi ceux que j'ai lus en une année maintenant. Deux m'ont laissée indifférente, sans pour autant clamer qu'ils sont mal écrits, pas mon genre, c'est tout. J'en retiens que c'est une chance qu'il existe tant de petits auteurs qui nous livrent leurs textes avec leurs tripes et leur coeur, moi, je n'ai pas envie de lire ce que monsieur et madame tout le monde lit, je refuse de me couler dans un moule, de lire tel ou tel ouvrage parce qu'il faut l'avoir lu, parce que c'est à la mode. Je ne suis pas à la mode et je le revendique. Le seul reproche que je puisse faire, c'est qu'il manque parfois la censure éditoriale, quelques passages seraient souvent à améliorer mais finalement c'est du détail, l'auteur nous livre son oeuvre dans une totale liberté et c'en est souvent touchant. Une chose est sûre : continuez à écrire avec vos mots et votre coeur, j'aime vos livres, je les aime plus que beaucoup d'autres classiques, vous m'apportez du rêve et plus que tout encore, vous me donnez envie de lire plus et plus encore ...toujours plus.

Claude, ton livre est magnifique, là, je le dis à froid. J'ai eu la gorge nouée pendant toute sa lecture, j'adore, j'adore, j'adore !"

" J'ai lu quatre chapitres de La Garon. Je suis sous le charme. J'aime cette ambiance du passé où les choses simples de la vie nous émerveillaient; je me revois comme toi, observant la traite des vaches, me remémorant les odeurs de la paille, du foin et des bêtes, celle du lait et de sa crème, le chien de la ferme qui était toujours étrangement sale et affamé. Je lis tes lignes avec beaucoup d'émotion, même si je ne connais pas ton pays. Tu le décris si bien que je m'y plonge avec délice. L'absence de confort était le lot quotidien dans les campagnes, c'est l'essence de notre enfance et elle est belle à en pleurer. Je suis émue par tes mots, Claude, ils m'enchantent et me transportent vers toi, j'ai un plaisir infini à ouvrir ton livre mais je le referme pour ne pas aller trop vite, pour garder en moi les instants précieux que tu me livres et que je n'ai pas envie de trop vite découvrir. Le gant de crin fait mal, je devine bien pourquoi. Où sera la vérité, où sera la fiction ? Vais-je pouvoir en faire la différence tant je suis partie dans ton histoire, ton histoire qui m'enchante et m'émeut, ton histoire de la vie tout simplement."

Je viens de terminer La Garon les larmes aux yeux. C'est beau, comme c'est beau !
Je suis retournée par cette histoire, ce livre est un message d'amour qui me touche au plus haut point. L'amour d'une mère, l'incompréhension familiale, cette petite fille qui pourrait être tout le monde... Claude, tu m'as émue comme j'aime l'être. Elle est belle ton histoire, belle comme l'espoir, belle comme la vie. J'en ai la chair de poule et je te dis merci !

Deux phrases que j'aime particulièrement :
"La Garon avait expulsé le son que je retenais en moi depuis des mois"  et "Je trouvai l'âme soeur qui partagea la route, quelqu'un qui ne vit que moi en moi".

Ma conclusion :
Si j'étais à la place de tes enfants, je serais fière de t'avoir pour maman."

 
< Précédent   Suivant >